Elle patiente_Elle attend..

C'est plus facile de dire elle que je*


Elle a pris ses radios, ses clopes et ses clefs. Elle est partie. Elle est partie et elle avait froid, comme elle a toujours froid quand elle part seule. Elle n'y pense pas, elle y pense trop. Aujourd'hui on lui a dis.. crève en silence. Et ça la travaille. Elle patauge un peu. Un mal de tête qui ne passe pas. Une envie bizarre au fond des tripes. Elle a pris sa figure entre ses mains, en a retracé les contours sans s'y reconnaître. Elle y pense souvent, tout le temps. Elle ne se sent pas en sécurité, un peu comme une fille qui s'est fait violé. Elle n'est pas tranquille, taraudé. Elle tourne en rond, elle tourne en boucle. Un peu comme sa musique. Chaque jour elle se dit que c'est pire. Elle y pense un peu trop. Elle oublit pas, elle pardonne pas. Elle y croit pas. Aujourd'hui elle s'est dis.. "T'aurais bien pu crever, que ça n'y aurait rien changer". Alors elle a décidé qu'elle s'en foutait. Se renfermer. Encore, encore. Et jusqu'à ce que t'explose, t'implose, l'explose. Jusqu'à qu'ça te tue, jusqu'à qu'ça les tue, jusqu'à qu'ça nous use. Elle est sadique, elle s'en tape. Elle va se taire, elle a pas vraiment envie de parler. Elle va se laisser bouffer de l'intérieur. La grignoter, lui enlever l'once d'humanité qu'il lui reste encore. Je crois qu'il n'est plus temps de la sauver. Même elle, elle a abandonné. Je crois qu'elle ne leur en veux pas vraiment, elle a effacé. Et puis c'est pas comme si elle y avait vraiment cru n'est-ce pas? C'est pas comme si elle avait le coeur brisé n'est-ce pas? Et puis.. c'est plus si important.
Elle oubliera, t'en fais pas. Comme elle a déjà oublié.. voilà. Elle a envie de boire, de boire et de fumer. Etrange cette volonté de se foutre en l'air. Etrange de si peu tenir à la vie. Etrange de n'avoir plus d'envie. Etrange de ne plus savoir vivre. Le néant l'a englouti, l'a longtemps torturé et maintenant qu'il la recraché. Elle a perdu un bout d'âme. Elle y croyait pourtant, elle y a tellement cru.

Dis-moi, dis-moi qu'on efface pas tout comme ça. Dis-moi que tu m'aimes, que ça s'est pas fini si vite. Dis-moi que j'aurai toujours cette place comme toi la tienne. Dis-moi que c'est pas ça la vie..


# Posté le lundi 17 novembre 2008 15:56

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 16:44

Il était une fois..



Il est 16h00. Je me lève à peine. Je repense à hier:
Auparavant. Elle avait la peau coloré, l'air énergique. Oui. Ses yeux brillés d'énergie. Elle avait ce grand sourire, dont elle avait toujours peur qu'il avale le monde. Elle était lumineuse, c'était bien elle qui redonnait vie aux âmes égarées autour d'elle.
Mais un jour son coeur a saigné.
Elle est pâle, ma chérie. Ses mains sont froides, ses ongles bleus. Elle respire difficilement, comme si elle ne voulait pas vraiment difficilement. Comme si elle se forçait. Elle se force à parle. Elle se force à être gai, à paraître entousiaste. Elle est devenue si pâle et froide, mon amie. Elle voulait un espoir, on lui en a donné un. Elle voulait un projet, on lui en a donné un. Elle voulait un rêve, on lui en a donné un. Elle voulait un avenir, on lui en a donné un. Et pourtant. Elle est froide. Froide comme une pierre. Elle est vide de famille, de véritables amis, d'amoureux. Son ventre est devenue vide. Et ce vide en elle ne ressent rien.
Maintenue en vie.
Elle ne crie plus. Elle ne parle plus, ma pipelette. Elle pense à mourir, elle pense tous les jours à se supprimer. Faire en sorte d'arrêter les batailles. D'en finir avec les efforts. Elle n'y croit plus, ma vie. Elle ne sent plus, mon âme. Elle est pâle et froide. Ses yeux ont perdu vie. Elle est pâle et froide, cette fille.
Même son sourire est triste.

Mon sourire.

# Posté le samedi 08 novembre 2008 10:17

Le Bonheur est égoïste.

Le Bonheur est égoïste.
*
Quel vertige !


Le silence tue à l'usure. L'incertitude, le doute planent toujours. Je me suis fais consciente, voyante du monde de nos jours. J'ai observé ces personnes autour de nous. J'ai supporté l'insupportable. J'ai appris ce qu'on apprend pas.

Je suis à 100% pour l'égocentrisme. La fin du bonheur collectif. Rends-toi compte, tu te bats pour eux. Mais qui se battra pour toi. C'est facile de faire le con avec 10 potes derrière toi. Quand tu devras postuler devant un patron, tu seras seul mon coco. J'aime pas quand tu vois pas plus loin qu'demain.

Moi... Il me semble disparaitre. Perdue dans une masse confuse. J'ai perdu mon dernier rêve. L'espoir fait mourir dans nos coeur vides. Je suis toujours déçue. Il n'est plus temps de se battre, mais de déposer les armes. Félicitation. Vous m'avez dégoûté de mes passions.

La pourriture, le cynisme. Le sarcasme, l'ironie. La maladie me pourrit. Je reprends le dessus. Je me relève. Non mais je t'arrête tout de suite. Tu me connais pas. J'ai entendu trop de baratin. Votre silence me crie dans les orreilles. Tous ces regards me mangent...


Eh bien, continuons.
_______________Garcin
.

# Posté le samedi 07 juin 2008 11:06

Modifié le samedi 07 juin 2008 12:36

Indiquez-moi ma route.

Indiquez-moi ma route.
Brumeux de mélancolie*, le lendemain s'immisce.


[ Elle éprouvait un insurmontable désir de tomber.
Elle vivait dans un continuel vertige.

Pour échapper à la souffrance, le plus souvent on se réfugie dans l'avenir, ou le passé.
Une ligne au-delà de laquelle la douleur présente cesserait d'exister. ]
Milan Kundera.


Ton regard se perd parfois. Parfois à contre-sens. Tu t'égares. Parfois tu trébuches. Tu parais si vulnérable. C'est le trouble, la nausée, le vertige continuel. Je suis instable, inconstante, variable et changeante. Où est la logique ? Je n'en cherche pas.
Les souvenirs s'essouflent. C'était si beau. Ils étaient si beaux. Nos souvenirs. La nostalgie m'a imprégné, imbibué de longs mois. Je n'en peux plus. Je ne regarde plus en arrière. Ils ont disparu aujourd'hui. J'ai cessé de vivre en arrivant Ici. Il m'aura fallu mourir pour revivre enfin. Chaque jour est un combat.
Et la plupart n'en n'ont même pas conscience. J'ai heurté le sol violemment. Alors ? Alors j'avance.
Le noir coule de mes yeux. Il me semble.. que.. j'y vois mieux.


Narbonne, 23/09

Ce passage sombre et noire
Ces odeurs pugnantes tout autour de moi
L
a marche se précipite, s'intensifie
Tandis que ma respiration se coupe
L
'aigre odeur, la naue, remonte des murs
Et mes poumons s'enflamment quand le sang gicle
Je
relâche l'air engouffré et meurs étouffer
Qua
nd le limpide silence me laisse mourir d'effroi
Mon calme s'allonge et le reste se glace encore une fois.

<< No pienso volver >>
Aly.

# Posté le mercredi 07 mai 2008 10:36

Modifié le samedi 07 juin 2008 13:47

_______________________________Parfois les mots t'atteignent, ça faisait longtemps.. _____________________________________Parfois les mots te frôlent..à peine.

_______________________________Parfois les mots t'atteignent, ça faisait longtemps.. _____________________________________Parfois les mots te frôlent..à peine.
Conclusion : La Vie n'est pas belle sans toi


Dissertation :


Moi j'aurai voulu .. être Libre. être Belle. être Pilote. être Grande. être un Coquelicot dans un Champs abandonné. être une Image, un Souvenir ou peut-être une Chanson.

Être Quelqu'un*.

Beaucoup de choses.


J'avance pas.
Tu comprends pas. C'est pas grave.
J'dois réussir mn Bac. Pendant Six-mois, j'ai lutté.
J'ai guéri, tu sais. Tu t'en fous tu savais même pas que j'étais malade.
C'est ma faute ? Je suis fermée. Il parait..
Je suis fatiguée. Je souris plus vraiment*
Mais m'as-tu compris ? As-tu seulement essayé ?
C'est plus important maintenant.
Je cherche plus à faire semblant.
Ma mère ne m'adresse plus un mot. Ma soeur me hait.
C'est affreux de se dire qu'on est seule, que personne ne nous connait.
L'image s'écratine. Détourne le regard.
Le Présent est laid. Regarde en arrière.




Ils sont beaux nos souvenirs.



# Posté le mercredi 07 mai 2008 09:35

Modifié le lundi 23 juin 2008 06:15